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" Nos enfants nous accuseront ", un film de Jean-Paul JAUD

mercredi 7 avril 2010

A l’occasion de la semaine nationale des alternatives aux pesticides, l’association ECO-CHOIX avait organisé vendredi 2 avril au SIROCO une soirée de débat autour du film « Nos enfants nous accuseront ». Un public intéressé a participé à cette soirée .
On notait la présence d’élus municipaux et de nombreux agriculteurs. Dominique Muret, président d’ECO-CHOIX, dans son discours d’ouverture, salua également la présence de M. Sanson, président de la Communauté de Communes de St Romain de Colbosc, de responsables du Groupement Régional des Agriculteurs en Biologie de Haute Normandie( GRABHN) , des Défis Ruraux, de la restauration collective de Montivilliers et du corps médical.

Le film « Nos enfants nous accuseront » dénonce le rôle néfaste des pesticides sur la santé humaine et sur l’environnement :
Le film est actuellement visible en ligne.

- pollution des nappes phréatiques et des rivières,
- perte de biodiversité (abeilles, insectes, oiseaux)
- appauvrissement des sols (verres de terre et micro-organismes)

La France consomme 76 000 tonnes de pesticides par an dont 90% par l’agriculture, le reste par les collectivités et les particuliers.

Lors du débat passionnant qui suivit le film, le docteur SALADIN confirmait les nombreuses conséquences néfastes des pesticides sur la santé (infertilité, déficit immunitaire, cancers, diabète, maladies de Parkinson et d’Alzheimer…).
Il insista sur les effets encore plus dévastateurs des pesticides sur la santé des jeunes enfants et même chez le fœtus.
Le lait maternel est également très affecté par les molécules chimiques en provenance des pesticides ingérés par la maman. Le docteur Saladin insista sur les perturbations neurologiques et comportementales chez l’enfant. Le manque d’attention des élèves constaté par de nombreux enseignants serait dû en partie à la présence de neurotoxiques dans leur cerveau issus des pesticides.
Le docteur CAHIERE confirma aussi que les premiers touchés par les effets nocifs des pesticides étaient les agriculteurs eux-mêmes et que parmi ses patients agriculteurs ? il constatait beaucoup de cas de maladies de Parkinson.

Des études montrent que ces risques son considérablement diminués si les enfants mangent des aliments biologiques. C’est pourquoi le film de Jean-Paul Jaud fait des propositions très concrètes pour passer à une agriculture biologique en mettant en place des restaurations collectives BIO.
Le maire de Barjac (dans le Gard) est l’un des artisans de ce projet et le réalisateur de ce film (Jean-Paul Jaud) a suivi ce projet, caméra au poing pour montrer que c’est possible avec un peu de volonté de la part des élus, du personnel de cantine, des enseignants et des parents d’élèves.

Au cours du débat intervinrent plusieurs agricultrices et agriculteurs en BIO : Mmes et Mrs CLAES, DURAND, MALO.
Tous étaient d’accord pour dire combien il était difficile de mettre en place une filière BIO et combien la Haute Normandie était en retard par rapport à d’autres régions de France du fait du peu d’exploitations agricoles en BIO mais, disaient-ils, il faut aider les agriculteurs BIO à écouler leurs produits localement dans les magasin BIO, dans les groupements tels que les Huit Fermes à Gainneville et bien sûr dans la restauration collective.

M . COMMARE, président des Défis Ruraux, rappela que la région et le département avait pris en compte cette idée puisqu’ils subventionnent les repas BIO dans les lycées et collèges. Il précisa que les agriculteurs qui s’engagent dans la charte des défis ruraux n’étaient pas en Bio mais qu’ils y tendaient de plus en plus.

M. CHEVALIER, gestionnaire de restauration collective de Montivilliers précisait alors que pour mettre en place des repas BIO, les municipalités ne devaient compter que sur elles-mêmes. C’est ce qui se passe dans les restaurations de Montivilliers, Harfleur et Gonfreville l’Orcher.

Un élu de la Communauté de communes de St Romain s’exclama alors que si cela était possible pour de grosses collectivités, c’était plus difficile pour de petites communes qui pour la plupart délèguent leur cantine à de grosses sociétés de restauration…

Alain CANTAIS, membre d’ECO-CHOIX et animateur du débat ? suggéra alors que, comme à Barjac dans le film, une cuisine centrale pourrait servir des repas BIO à plusieurs communes . Et pourquoi pas à St Romain de Colbosc puisqu’une nouvelle école doit y voir le jour !!!

Le Grenelle de l’environnement prévoit que 20% des repas servis dans les restaurations d’état en 2012 devraient être BIO … On est encore bien loin du but à atteindre, précisait Alain Cantais
Bien d’autres personnes intervinrent dans le débat qui fut très enrichissant pour tous et Dominique Muret, président d’ECO-CHOIX devait conclure tardivement en invitant à poursuivre les échanges autour du verre de l’amitié.

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