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SEVERN, un film de Jean-Paul JAUD

mardi 4 octobre 2011

Projection-débat autour du film « SEVERN La voix de nos enfants » ( de Jean-Paul Jaud )
En 1992, lors du Sommet de Rio, Severn Cullis-Suzuki, âgée de 12 ans, interpelle les dirigeants du monde entier sur la situation humanitaire et écologique de la Terre. En 2009, elle a 29 ans et attend son premier enfant…Jean-Paul Jaud après "Nos enfants nous accuseront" prend le parti de mettre en lumière des actions positives menées aux quatre coins de la planète et nous confronte à une question universelle et fondamentale : quel monde laisserons-nous aux générations futures ?


A l’issue de la projection trois invités répondaient au question du public :

Donatien CLAES, jeune agriculteur (en fin d’études) donna quantité de précisions sur l’agriculture BIO . Il affirmait sa conviction que ce type d’agriculture a pleinement sa place aujourd’hui ; preuve en est c’est qu’elle est enseignée dans les lycées agricoles et universités. Donatien, qui travaille déjà dans la ferme de ses parents et qui a fait des stages auprès du GRABHN (Groupement des agriculteurs BIO de Haute-Normandie) ne conçoit pas son futur métier en dehors de cette voie qui non seulement respecte le consommateur mais aussi la nature et les sols.

Il faisait ainsi écho aux nombreux témoignages d’agriculteurs bio et conventionnels du film SEVERN qui montre les dangers des produits phytosanitaires, à commencer par les maladies contractées par les agriculteurs eux-mêmes. Film qui reprend une partie de l’argumentaire de « nos enfants nous accuseront » en faveur des cantines scolaires BIO. Le maire de Barjac en est l’un des précurseurs.
Le programme des vendredis d’ECO-CHOIX laissera cette année encore une large place aux débats, rencontres et salons sur l’agriculture, l’alimentation et le jardinage bio.

Le docteur Jacky MAILLARD, président du comité de vigilance santé du Havre, complétait alors les propos des différents interviews en confirmant son attachement à la célèbre phrase d’Hippocrate : « Ton alimentation est ton médicament » .

Jacky Maillard exposa comment le mode de culture influe sur la qualité de nos aliments. La bio est indispensable mais il faut aussi, même en bio, respecter une alimentation riche en oméga 3. Seuls les animaux nourris avec de l’herbe permettent d’avoir une viande de qualité.
De même, il est stupide d’élever des poules en batterie avec une alimentation bio. Seuls les œufs des poules qui vivent dans l’herbe contiennent les indispensables oméga 3.
Enfin Jacky Maillard explicita les propos du professeur Séralini (dans le film) au sujet de la dangerosité des OGM qui non seulement peuvent porter atteinte à la santé mais qui entraîne une main mise du vivant par quelques firmes agro-alimentaires…
« Ce sont ces mêmes firmes, dit dans le film un agriculteur atteint de leucémie, que celles qui vendent les médicaments pour soigner nos cancers ! » .
Jacky Maillard insista également sur la présence dans la nature et donc, au bout de la chaîne alimentaire, dans notre assiette, de nombreuses molécules cancérigènes ou toxiques ( PCB, pesticides, hormones) . Il anticipait ainsi sur l’une des conférences qu’organisera ECO-CHOIX le 25 mai 2012 sur les perturbateurs endocriniens.

Le troisième invité de la soirée, Michel COLETTA, (ancien conseiller régional et ex président de l’AREHN) interpella les spectateurs sur le tragique accident survenu en début d’été au Japon. « On n’en parle plus beaucoup mais les centrales de Fukushima continuent de libérer dans l’atmosphère, dans les sols et dans l’eau des nappes et de la mer des quantités énormes de radioactivité… » Devant le manque de transparence des autorités japonaises, les populations tentent de réagir en exigeant des mesures de sécurité plus drastiques et l’arrêt des centrales nucléaires.
Contre ceux qui manifestent au Japon, la répression commence à sévir et l’on retrouve là-bas comme chez nous en France, la collusion de l’ industrie nucléaire et des pouvoirs en place pour imposer l’énergie nucléaire… Il y a cependant quelque espoir que cela change après la catastrophe de Fukushima.
Ainsi la SOCRATI, une filiale d’AREVA vient d’être lourdement condamnée du délit de « déversement de substances toxiques dans les eaux souterraines ». A l’origine de cette pollution : une fuite d’effluents radioactifs sur le site de Tricastin en juillet 2008.

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