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Se soigner par les plantes (8 février 2013)

jeudi 14 février 2013

De très nombreuses personnes sont venues vendredi 8 février écouter la conférence de M. RODICQ, pharmacien au Havre dont le thème était « Se soigner par les plantes ».

Après avoir distingué les différentes façons de se soigner ( allopathie, naturopathie, phytothérapie…) et sans chercher à les opposer, M Rodicq parla de ses observations faites depuis 30 ans. Les médecins ne sont pas suffisamment formés pour prescrire des traitements à base de plantes et depuis 1987 les préparations magistrales à base de plantes ont disparu de la pharmacopée... C’est dommage car cela éviterait les effets secondaires de certains traitements et dans le cas de pathologies lourdes telles que le cancer, cela permettrait de les atténuer.

Le gingembre est par exemple un très bon remède contre les nausées dues aux chimiothérapies et les huiles de niaouli apaisent les brûlures de la radiothérapie.

Gros problème également : le diplôme d’herboriste n’existe plus…

Seuls les pharmaciens reçoivent une solide formation sur les propriétés des plantes. Dommage que la grande majorité d’entre eux ne se serve pas de leurs connaissances pour soulager les malades qui entrent dans leur officine.

Seuls environ 400 pharmaciens pratiquent la phytothérapie .

Autre problème : les traitements à base de plantes, d’extraits de plantes, d’huiles essentielles… ne sont pas remboursés par la sécurité sociale, alors les patients les moins fortunés et mal informés préfèrent ingérer des médicaments prescrits par leur médecin sans se douter que les effets secondaires de ces médicaments aggravent parfois leur santé.

La phytothérapie, tout comme la naturopathie, l’homéopathie, l’étiopathie ou autres pratiques ne s’intéresse pas seulement à des symptômes, comme le fait l’allopathie, mais à l’individu dans sa globalité.

Ces pratiques visent plus à rééquilibrer les défenses de l’organisme que de simplement appliquer un protocole lié à un diagnostic. Le diagnostic est cependant essentiel et seul un médecin peut le poser de par sa formation. Il faut aller chercher les causes profondes d’une maladie et parfois dans des endroits du corps très éloignés des symptômes…

Attention à l’automédication ! Il ne suffit pas d’ouvrir un livre ou d’aller sur un site internet pour trouver la plante adaptée à un symptôme ou à un diagnostic. De plus la dose des préparations à base de plantes est très importante. Une surdose peu avoir les effets inverses à ceux escomptés et une dose insuffisante peut ne pas soigner du tout… Alors on abandonne les soins par les plantes en pensant que « ça ne marche pas »…
Il faut aussi considérer les différentes parties de la plante ; c’est ainsi que les feuilles de tilleul peuvent être un très bon sédatif (antispasmodique) mais l’aubier a des effets très différents : l’aubier rouge agit sur l’arthrose et l’aubier blanc sur le foie . La manière de préparer les infusions, décoctions ou dilutions de plantes importe également sur l’efficacité. Par exemple, si on laisse infuser plus de 4 minutes les feuilles de tilleul, l’effet sédatif recherché pour dormir se transformera en excitant et alors on dira à nouveau « Ca ne marche pas car je n’ai pas bien dormi en prenant cette infusion ».
Les plantes n’ont une efficacité que si elles sont issues de cultures certifiées bio ou avec une bonne traçabilité et si les laboratoires qui en font commerce ont également des pratiques vertueuses…

Il faut notamment respecter de bonnes conditions de conservation ou/et de séchage. Une plantes séchée de plus d’un an a perdu ses propriétés… Pensons donc à regarder les dates sur les conditionnements…

Il sera difficile de garder ou de retrouver les connaissances d’anciens qui connaissaient les vertus et l’usage des plantes. Tout est fait dans nos sociétés dites « modernes » pour que les médicaments allopathiques les remplacent entraînant de gros profits pour les sociétés pharmaceutiques.

Sans remettre en cause totalement le rôle fondamental du médecin, une réforme totale de la santé et de la sécurité sociale serait indispensable pour revenir à des pratiques plus naturelles de se soigner.

Ces pratiques seraient dans 70% des maladies, moins délétères, plus efficaces et moins coûteuses pour la collectivité. L’exemple du traitement du cholestérol par la levure de riz rouge est bien connu. Si cette substance d’origine végétale était prescrite bon nombre de personnes n’auraient plus de problèmes de cholestérol et ne subiraient pas les effets secondaires parfois très graves des médicaments …
Une conférence qui fait des citoyens éclairés et responsables

Alain Cantais

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