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Ces aliments qui soutiennent la santé (16 mai 2014)

vendredi 23 mai 2014

Conférence de vendredi 16 mai donnée par Emmanuel Stivet, diplômé en naturopathie au Havre

"Que l’alimentation soit ta première médecine" énonçait Hippocrate de Cos, fondateur occidental de la médecine.

Que reste-t-il de cette sagesse antique dans notre culture contemporaine ? Très peu de choses. Les médecins ne sont pas formés à l’alimentation ni à son incidence sur les pathologies. Quelques très vagues notions sont véhiculées, et encore celles-ci ne servent que rarement des intérêts philanthropiques. L’agro-industrie et le marketing commercial ont amené médecins et population à croire aux messages nutritionnels qui servent davantage des intérêts financiers que la santé de l’individu. A travers les époques, un dogme vient en remplacer un autre, au service d’intérêts particuliers comme pour des raisons culturelles.

La science connaît de nombreuses limites et observe le monde au travers d’une lorgnette, à l’instar des sciences des siècles qui nous ont précédé. De très nombreuses découvertes vont venir encore bouleverser les paradigmes actuels, alors gardons-nous de tomber dans le dogmatisme et restons ouverts et humbles face à nos connaissances déjà dépassées.

La naturopathie est une recherche des fondements de la santé. Peut-être en partie parce qu’elle n’est pas reconnue par l’Etat, elle n’est pas soumise à la même chape culturelle et lobbyiste qui peut affecter certaines formations plus conventionnelles et mieux cadrées. Elle n’en est pas moins totalement protégée non plus. La naturopathie considère que l’alimentation, l’équilibre psycho-émotionnel et l’activité physique sont les trois piliers de notre santé. Ils font la pluie et le beau temps sur nos maladies, surtout celles chroniques et dites "de civilisation". Par exemple, l’OMS estime qu’il y a aujourd’hui plus de décès dans le monde à cause de la sédentarité (le manque d’activité physique) que par la consommation de tabac. Ou encore, le fait qu’1 adulte sur 4 aux Etats-Unis est atteint de syndromes métaboliques (combinant risque cardio-vasculaire, risque diabétique, hypercholestérolémie, surpoids voire obésité). L’ensemble des pays industrialisés comme en voie d’industrialisation suivent la même voie. Le bon sens alimentaire aurait-il déserté nos assiettes ?

Il semble que le développement de certaines pathologies et la souffrance qui y est associée s’avèrent le moyen naturel de prise de conscience pour revenir à un équilibre nutritionnel qui ne sera pas sans incidence sur notre écologie et notre vision du monde.
Toutefois le poids du marketing, de la culture, des dogmes et des habitudes freine considérablement quelque retour au mythique bon sens. A une époque où la possibilité de diversifier notre alimentation semble extrêmement accessible, c’est pourtant bien souvent la tendance inverse que l’on observe. Et les conseils des médecins en matière alimentaire au sujet de telle ou telle pathologie sont largement insuffisants, quand ils ne sont pas entachés de contre-sens. L’alliance entre médecine conventionnelle et naturopathie aura peut-être lieu un jour en notre vieille France, comme c’est le cas outre-Rhin, outre-Manche et outre-Atlantique, en souhaitant qu’elle ne perde pas sa liberté de pensée...

Au cours de la conférence, furent abordés aussi bien la place du cru que du cuit dans notre alimentation, les sucres et leurs substituts, les graisses, les protéines, le gluten et les laitages, quand et comment utiliser les aliments raffinés, l’impact des méthodes de conservation, l’eau, l’équilibre acido-basique, l’oxydation et les anti-oxydants, les Apports Journaliers Recommandés (AJR) ainsi que les super-aliments. Finalement, le rôle du plaisir est central et souvent oublié par les conseillers nutritionnels.

L’épigénétique, nouvelle science qui aborde les liens entre notre alimentation, notre environnement, notre psyché et l’évolution de nos gènes, permettra potentiellement de réconcilier notre civilisation avec le bon sens alimentaire, l’écologie, l’activité physique et l’importance de l’équilibre psycho-émotionnel. A moins que quelques intérêts économiques et financiers ne viennent dévoyer cette révolution de nos connaissances vers quelque juteuse utilisation pharmaceutique. A chaque citoyen de peser de tout son poids pour servir de garde-fou aux déviances du système économique et tendre vers le mieux-être de notre humanité.

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