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Les plantes invasives de notre région (10 octobre 2014)

lundi 20 octobre 2014

Conférencières :
Rachel SICCARD (Parc Naturel des Boucles de Seine Normande)
Christelle DUTILLEUL (Maison de l’Estuaire)

Isabelle Cordier, membre d’ECO-CHOIX, animait la soirée en présentant tout d’abord le travail déjà réalisé par un groupe de bénévoles pour répertorier les stations de Renouée du Japon sur la communauté de communes Caux Estuaire. Un volumineux dossier sera prochainement transmis aux élus pour les inviter à agir au plus vite pour limiter la dissémination de cette plante invasive. Ce dossier et d’autres informations sont sur le site d’ECO-CHOIX : http://www.ecochoix.free.fr/spip.php?article250

Rachel Siccard, à l’aide de nombreux exemples, définissait ce qu’est une plante exotique invasive et décrivait les expériences menées par le Parc des Boucles de Seine Normande pour éradiquer certaines d’entre elles comme la Renouée du Japon, le Robinier, la Jussie ou le Buddléya de David (arbre à papillons).

Puis Christelle Dutilleul, à son tour, décrivait les différentes plantes exotiques invasives qui menacent la flore autochtone de l’estuaire de Seine. Dix-sept sont répertoriées à ce jour. La gestion très complexe de l’estuaire ne facilite pas la lutte contre la dissémination de ces plantes. Plusieurs techniques sont testées mais c’est souvent un ensemble de techniques qui doivent être utilisées pour stopper la dissémination d’une station.
Pour le Solidage (ou gerbe d’or), l’arrachage manuel est de mise, pour la renouée, on utilise la force animal pour tirer un canadien et sortir un maximum de racines qui seront ensuite ramassées et brûlées. L’arrachage manuel est également pratiqué sur de jeunes plantes ; la fauche, le bâchage peuvent aussi être utilisés. Faire paître des caprins ou des bovidés peut s’avérer une solution aussi mais jamais efficace à 100%...
La Spartine qui pousse sur les alluvions est également difficile à éradiquer, voire impossible car dès que de nouveaux alluvions apparaissent, elle s’y implante.

En conclusion,
Pour lutter efficacement contre les plantes exotiques invasives, il faut s’attaquer au plus tôt à une station de plante invasive avant qu’elle ne se développe, envahisse un grand espace et inhibe le développement de la flore locale, en particulier dans des zones sensibles telles que l’estuaire où déjà certaines espèces sont menacées d’extinction.
Il faut continuer le travail de sensibilisation que mènent les associations auprès du grand public et des autorités locales.
Tout comme l’a fait ECO-CHOIX dans la communauté de Commune de St-Romain-de-Colbosc et la Maison de l’Estuaire dans l’estuaire de Seine, il faut répertorier les stations et en informer les autorités locales et le Conservatoire de Bailleul sur
http://www.cbnbl.org/spip.php?page=formulaire&id_formulaire=11
Prenez le temps d’aller visiter ses pages sur les plantes exotiques envahissantes. De nombreux articles illustrés de photos de fleurs sont à lire.

Enfin, les citoyens sont invités à ne pas acheter en jardinerie les plantes exotiques invasives dont seule la Jussie (petite plante aquatique aux fleurs jaune) est interdite à la commercialisation !!!

Pour en savoir plus, lire également l’article sur le site Petite chronique de la Terre

Appel à coopérer : Votre aide est précieuse !
Si, lors de vos promenades sur le territoire de la Communauté de Communes, vous trouvez une station de renouée, nous vous invitons à en prendre une photo et à remplir la fiche de signalement qui se trouve dans notre dossier Renouée. Suivez ensuite les instructions pour nous la faire parvenir.
Près de 60 stations ont déjà été répertoriées mais hélas, cette liste n’est pas exhaustive !
Merci !!!

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