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Centre d’incinération ECOSTU’AIR

lundi 30 novembre 2015

Centre d’incinération ECOSTU’AIR, à St Jean de Folleville

Créé en 1999, le SEVEDE (syndicat d’élimination et de valorisation énergétique des déchets de l’estuaire) a confié, en 2014, l’exploitation de l’Unité de Valorisation Énergétique à Oréade, filiale de SUEZ environnement

Le SEVEDE gère le transport et l’incinération des déchets ménagers de l’agglomération havraise. Cela représente 136 communes, soit environ 398 800 habitants et ce sont 130 000 tonnes de déchets ménagers incinérables traités par an, 12 000 tonnes de boues de stations d’épuration, mais aussi des déchets incinérables de déchetterie, des refus de tri, des déchets industriels banals.
Le transport des déchets et du mâchefer se fait par route et par voie fluviale pour la CODAH.

Actuellement deux fours sont en marche mais il y aurait la possibilité d’en rajouter un troisième.
Le mâchefer est ce qui reste après incinération. Cela représente 1/4 des déchets traités. Ce mâchefer est stocké près du pont de Normandie pour être " maturé" puis envoyé en centre d’enfouissement après enlèvement des pierres, ferrailles et métaux légers.

L’usine bénéficie de la toute dernière génération d’Unités de Valorisation Énergétique de déchets ménagers. Les émissions gazeuses sont inférieures aux normes européennes par souci de mieux faire et en prévision d’un durcissement de ces normes. Les fumées sont épurées en 4 étapes :
- un électrofiltre piège les grosses poussières
- l’injection de bicarbonate de calcium et de charbon actif neutralise les acides et capte les dioxines, les furanes et les métaux lourds
- des filtres à manches retiennent les poussières fines ainsi que les réactifs utilisés précédemment . Ces résidus( REFIOM ) sont capturés dans les manches et expédiés dans une usine de retraitement pour redonner du bicarbonate de Calcium .
- un catalyseur transforme des oxydes d’azote en azote par injection d’eau ammoniaquée dans les fumées réchauffées.
Les émissions gazeuses qui sortent des fumées sont analysées en continue.
La valorisation des déchets se fait par récupération de chaleur faisant tourner les turbines d’un alternateur.

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Avec une puissance 17 MW et une consommation propre de 2 MW, ECOSTU’AIR revend ainsi près de 118 000 MWh par an à EDF. Cela équivaut à la consommation de 40 000 habitants, tous besoins électriques confondus.

La salle de contrôle permet de gérer l’ensemble du site industriel. Un opérateur charge en continu les deux fours à l’aide d’un très gros crapaud qui prélève plus d’une tonne de déchets à la fois. Les camions à ordures vident régulièrement les déchets dans un hall de déchargement totalement confiné (ce qui évite les odeurs). Un système d’arrosage est en place en cas de début de feu dans ce hall de déchargement. Il doit prochainement être amélioré.
Une CLIS ( commission locale d’information et de surveillance) se réunit régulièrement afin de vérifier le bon fonctionnement de l’usine et des éventuels problèmes environnementaux.

Annie Leroy, membre d’Eco-Choix, siège à la CLIS d’Ecostu’air au titre de présidente d’EPLH (Ecologie Pour Le Havre). Vous pouvez la contacter par notre intermédiaire pour d’autres renseignements. Vous pouvez aussi visiter le site internet du SEVEDE qui est fort bien fait et vous permets d’appréhender le problème des déchets sous tous ses aspects grâce à de nombreux liens : http://www.sevede.fr

Lire le communiqué de presse de septembre 2014 dans le doc joint.

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