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Compte-rendu du café-débat sur la Permaculture...

mercredi 22 juin 2016

Petit compte-rendu de la conférence de Frédéric Proniewski sur la PERMACULTURE le 17 juin 206 à St Romain

Une définition de la permaculture parmi d’autres :
Considérant que la nature est belle, généreuse et intelligente : La permaculture est l’art de concevoir, de réaliser et d’entretenir des systèmes humains durables, résilients, productifs et sobres en énergie, en s’inspirant de la nature.

L’agriculture conventionnelle, en dehors du fait qu’elle contamine les sols et les eaux, qu’elle rend les terres stériles et imperméables, est menacée par la fin des énergie fossiles. Le pétrole, source des engrais et autres produits chimiques utilisés par l’agriculture et carburant des machines agricoles, ne pourra plus être utilisé dans quelques années… Il faut donc dès maintenant envisager une rapide mutation en matière de production agricole…

La permaculture est une des réponses tout à fait adaptée à la situation actuelle puisqu’elle n’utilise aucun intrant de synthèse et fait surtout appel à l’énergie musculaire, de l’homme et de l’animal..

La permaculture partage avec d’autres pratiques agricoles telles que l’agro-écologie, la conservation des sols, le non-labour, le semi direct, l’agroforesterie, la prise en compte de la nature dans ses pratiques.

Pour simplifier on peut dire que la permaculture s’inspire des systèmes forestiers, très productifs, résilients et sobres en énergie. Elle cherche à imiter la nature en prenant soin de la terre et des hommes et en ayant le souci du partage des ressources et des excédents pour que chacun mange à sa faim…

Quelques principes en permaculture :

  • Le déchet n’existe pas. Tout doit être recyclable…
  • On travail AVEC la nature et non pas contre elle ( les vers de terre , les champignons et les bactéries du sol par exemple)
  • On trouve des solutions en s’inspirant de la nature ( exemple des thrips qui dévastent les cultures de fraisiers, sauf si on mets les plants de fraisiers en hauteur et des cultures de fleurs au sol car les thrips choisiront d’aller sur les fleur du bas …)
  • Il n’y a pas de « mauvaises herbes ». Sans se laisser envahir par des plantes indésirables dans les cultures, ces plantes ont toutes un rôle dans la nature et souvent dans les cultures…
  • Il faut favoriser le développement de la biodiversité partout. C’est elle qui apportera l’équilibre entre les plantes, les insectes et les animaux…La biodiversité est à la nature ce que le balancier est à l’équilibriste, le moyen de ne pas s’effondrer.
  • On utilise les ressources locales au maximum et, avant de se lancer en permaculture, il faut recencer ces ressources ( ensoleillement compris) . On peut parfois améliorer le site de culture pour le rendre plus productif. Exemple : les murs ou les haies peuvent servir de capteurs solaires ou de brise vent. Exemple : autrefois utilisés à Montreuil, des murs peints en blanc activaient la maturation des pêches... On peut aussi aménager son terrain pour faciliter le ruissellement de l’eau vers les cultures.
  • En permaculture on évite de bouleverser les différentes strates du sol. On ne bêche pas, on ne laboure pas. On se contente d’aérer le sol, avec la grelinette par exemple.
  • On peut densifier les cultures pour avoir plus de rendement et moins de travail. On pratique les associations de cultures et la rotation des cultures.
  • On doit redonner un rôle important aux arbres dont le système racinaire profond et riche en mycélium sert à faire remonter des substances nutritives en surface…
  • Enfin en permaculture on choisira de préférence des variétés locales de plantes (souvent anciennes) adaptées au sol et à la région.
  • En permaculture tout fait système. Exemple : la mare dans le jardin apporte de la vie et la biodiversité nécessaire au bon équilibre du milieu (insectes, grenouilles, crapauds…)

En conclusion, la permaculture est une vraie solution pour ne plus utiliser les pesticides, avoir des rendements suffisants pour se nourrir et vivre en harmonie avec la nature tout en la protégeant.

Cependant la permaculture est une véritable science qui demande beaucoup d’observation, de recherches et d’expérimentation. Souhaitons que les organismes agricoles rejoignent au plus vite les quelques permaculteurs et permacultrices qui nous ouvrent la voie vers un monde où l’on respecte les hommes et la nature…

Pour aller plus loin :

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