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Quelles réponses aux risques majeurs ?

lundi 7 décembre 2015

En préambule, il convient de considérer que les réponses contre les risques majeurs doivent s’intégrer dans des actions durables. En effet, les catastrophes de TOULOUSE, de NEW-YORK et du GARD sont là pour nous rappeler que nous sommes en présence du court, moyen et long terme en même temps.

D’autre part, toutes les actions ECO-CHOIXqui seront engagées se feront en collaboration étroite avec les élu(e)s locaux, les représentant(e)s des entreprises (et l’on entend ici les représentant(e)s patronaux et les organisations syndicales), sans oublier l’état à travers ses Directions Régionales (DRIRE,...).

N’oublions pas que les député(e)s sont en fait des élu(e)s nationaux. Nous devons penser non seulement à notre région, mais aussi à l’échelon national car les lois que le parlement vote s’adressent à l’ensemble du territoire..

Il existe dans le Nord, en Normandie, Rhône-Alpes et PACA, les 4 régions dotées du plus grand nombre de sites SEVESO I ou II, des bombes immédiates, pour les riverains.

1) Le court terme

Les riverains des bombes chimiques, nucléaires et autres vivent en fait avec la peur au ventre ou le fatalisme lorsqu’ils (elles) ont conscience des dangers. La basse vallée de la Seine concentre un nombre effroyable d’usines ” SEVESO “. De plus, on oublie facilement que parmi celles qui ne sont pas classées, certaines possèdent peut-être des installations comme des transformateurs au pyralène ! ! ! !

Le Bec de CAUX est cerné par les bombes de la basse vallée de la SEINE et les centrales nucléaires de PALUEL et PENLY : bonjour l’angoisse. Il y a plus d’un(e) habitant(e) qui regarde aussi maintenant le ciel.

Il y a en France environ 65 000 installations classées contrôlées par 870 agents (DRIRE) et 125 inspecteurs pour l’Autorité de Sûreté du Nucléaire (ASN), faut-il un dessein ? ? ?

2) Le moyen terme
Il s’agit d’abord d’éviter les réactions à chaud et d’améliorer la sécurité afin d’atteindre un degré maximal de sécurisation. Il faudrait améliorer la culture du risque qui permettrait d’éviter la panique et de canaliser les frayeurs des populations, surtout les plus fragiles. Qui connaît les gestes qui sauvent ? Il faudrait utiliser tous les vecteurs possibles d’information/formation en commençant par l’école.

La culture du risque est de connaître les pièges élémentaires à éviter. Par exemple, en cas d’émanation toxique, il faut se déplacer face au vent ; qui le sait ?

3) Le long terme
Cela concerne l’aménagement du territoire. Alphonse ALLAIS voulait déplacer les villes à la campagne. Faut-il déplacer les usines à la campagne ? C’est déjà fait et très souvent les citadins s’expatrient parfois autour des usines campagnardes.

Des propositions
Pour les entreprises industrielles relevant des directives SEVESO, on peut faire les propositions suivantes :

Que les actionnaires de ces entreprises aient l’obligation de constituer établissement par établissement un comité du patrimoine et des risques composé de responsables de la production, de la maintenance, de l’inspection, du personnel, de la sécurité, de l’environnement, de la qualité, du CHS/CT, de représentant(e)s de l’administration et des collectivités (DRIRE, CRAM, inspection du travail, médecine du travail, élu(e)s,....) et des compagnies d’assurance.
Pourquoi les assureurs ? Parce que cela permettrait de déboucher sur une co-responsabilisation de l’ensemble des acteurs en cas d’accident, donc de la répartition de la prise en charge des conséquences entre l’entreprise, l’(les) assureur(s) et l’état. Les membres de ce comité disposent du pouvoir de décision et chaque membre engage sa responsabilité dans l’approbation des plans d‘actions techniques ou budgétaires qui lui sont soumis.

Connaissez-vous une machine qui ne soit pas tombée en panne ? ?